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29 Nov

Le cancer de la prostate

Publié par Ephrate Ephraim  - Catégories :  #Astuce Santé

   La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin. Elle est située tout juste sous la vessie et, comme un anneau, elle entoure l’urètre, ce canal par lequel l’urine et le sperme sortent à l’extérieur du corps. Le rôle de la prostate est de produire le liquide prostatique, un des composants du sperme avec le liquide séminal et les spermatozoïdes, de stocker temporairement le sperme avant l’éjaculation, puis de se contracter au moment de l’éjaculation, participant ainsi à l’expulsion du sperme.

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin. Elle est située tout juste sous la vessie et, comme un anneau, elle entoure l’urètre, ce canal par lequel l’urine et le sperme sortent à l’extérieur du corps. Le rôle de la prostate est de produire le liquide prostatique, un des composants du sperme avec le liquide séminal et les spermatozoïdes, de stocker temporairement le sperme avant l’éjaculation, puis de se contracter au moment de l’éjaculation, participant ainsi à l’expulsion du sperme.

Les symptômes et facteurs de risque du cancer de la prostate

Les symptômes

Au début, le cancer de la prostate ne provoque aucun symptôme. Notez que ceux indiqués ci-dessous peuvent être reliés à une autre maladie de la prostate, comme l'hypertrophie bénigne de la prostate.

  • Difficultés pour uriner : de la difficulté à commencer à uriner ou à retenir l'urine, une incapacité à uriner, un besoin d'uriner fréquemment (surtout la nuit), un faible débit urinaire, une sensation de brûlure ou de douleur au moment d’uriner.
  • Du sang dans l’urine ou le sperme.
  • Douleurs ou raideurs fréquentes au bas du dos, aux hanches ou au haut des cuisses.
  • Des changements de fonctionnement urinaire : envie fréquente, impériosité urinaire, besoin de pousser, rétention d’urine, brûlures en urinant.
  • Des changements au niveau génital : des éjaculations douloureuses, ou des difficultés à obtenir un érection. Personnes prédisposées 

Précisons que certains hommes « à risque » n’auront jamais le cancer de la prostate. Plusieurs facteurs de risque sont à l’étude.

  • Âge. En Amérique du Nord, le cancer de la prostate touche surtout les hommes de plus de 60 ans. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 70 ans, et de 80 ans au moment du décès. Plus jeune, seuls 0,5 % des cancers de la prostate apparaissent avant 50 ans, et 22 % entre 55 et 64 ans…
  • Antécédents familiaux. Les risques sont plus élevés lorsque le père ou un frère a déjà souffert de cette maladie, ce qui suggère une prédisposition génétique. Cette hypothèse est renforcée par la découverte que les porteurs des gènes BRCA1 et BRCA2 ont un risque accru de cancer de la prostate.
  • Origine ethnique. Les hommes de descendance africaine sont plus à risque que les Caucasiens, qui sont plus à risque que les Asiatiques. On estime que les Indiens et les Chinois sont environ 50 fois moins touchés par le cancer de la prostate que les Occidentaux43. Toutefois, lorsque ceux-ci migrent vers les pays où cette maladie est plus fréquente, leur risque augmente aussi. Ce qui laisse croire que des facteurs non seulement liés aux gènes, mais aussi à l’alimentation exercent une influence.
  • Obésité : un homme en surpoids important présente un risque plus élevé d’avoir un cancer de la prostate dépisté à un stade avancé.
  • L’inflammation ou infection de la prostate augmente le risque de cancer de la prostate, quand elle dure longtemps.
  • Les hommes de grande taille présentent un risque plus élevé de cancer de la prostate.
  • Les hommes ayant été exposés aux pesticides présentent un risque un peu plus élevé de cancer de la prostate, surtout s’ils ont des antécédents de cancer de la prostate dans leur famille.
  • L’exposition au cadmium ou aux dérivés du caoutchouc en milieu professionnel augmente également le risque de cancer de la prostate.

Les facteurs de risque

  • Alimentation riche en matières grasses (viandes transformées et viandes rouges). Cela fait plusieurs années que l’on sait qu'une alimentation comprenant une grande quantité d’aliments riches en gras (lipides) est associée à un risque accru de cancer de la prostate3,4. Cependant, on ignorait quel type de graisses devait être surveillé. Les graisses animales contenu dans la viande rouge ont d’abord été montré du doigt, lors d’études épidémiologiques5,6. Cependant, l’étude la plus récente (2009) révèle que les gros mangeurs de viandes transformées (charcuteries, bacon, saucisses) sont les plus à risque de cancer de la prostate46. Les grands consommateurs de viandes rouges le seraient aussi, mais dans une moindre mesure. Lire notre nouvelle Les viandes transformées augmenteraient le risque de cancer de la prostate à ce sujet. D’autres études sont en cours.
  • Tabagisme. Il n’y a pas de certitude quant à l’influence du tabagisme sur l’incidence du cancer de la prostate. En revanche, une étude récente montre que les fumeurs atteints d’un cancer de la prostate ont un taux de mortalité plus élevé14.

Les experts ont suspecté les facteurs suivants d’accroître légèrement le risque de cancer de la prostate. Or, selon les données actuelles, ils n’auraient pas d’influence sur l’apparition de ce cancer 42 :
- Vasectomie (chirurgie pratiquée dans un but contraceptif afin de rendre un homme infertile)
- Consommation d’alcool
- Fréquence des éjaculations
- Hypertrophie bénigne de la prostate

La prévention du cancer de la prostate

Mesures préventives de base

Consulter notre fiche Cancer afin de connaître les principales recommandations concernant la prévention du cancer à l’aide des habitudes de vie :
- consommer suffisamment de fruits et de légumes;
- avoir un apport équilibré en graisse;
- éviter les excès de calories;
- être actif;
- ne pas fumer;
- etc.
Consulter également la section Approches complémentaires (ci-dessous).

 

Mesures de dépistage précoce

La Société canadienne du cancer invite les hommes âgés de plus de 50 ans à discuter avec leur médecin de leurs risques d’être atteints d’un cancer de la prostate et de la pertinence du dépistage11.

Deux tests peuvent être utilisés par les médecins pour tenter de dépister de manière précoce un cancer de la prostate chez des hommes qui n’ont aucun symptôme :
- le toucher rectal;
- le test de l’antigène prostatique spécifique (APS).

Cependant, leur usage est controversé et les autorités médicales ne recommandent pas le dépistage précoce chez les hommes sans symptômes10,38. Il n’est pas certain qu’il améliore les chances de survie et allonge la durée de vie. Il se pourrait donc que, pour la majorité des hommes, les risques (inquiétudes, douleurs et séquelles possibles en cas d’évaluation approfondie à l’aide d’une biopsie) l’emportent sur les bienfaits du dépistage.

 

Autres mesures pour prévenir l’apparition de la maladie

  • Suppléments de vitamine D. À la lumière des résultats de diverses études, la Société canadienne du cancer recommande aux Canadiens, depuis 2007, de prendre un supplément de 25 µg (1 000 UI) par jour de vitamine D en automne et en hiver40. Un tel apport en vitamine D réduirait les risques de cancer de la prostate et d’autres cancers. L’organisme suggère aux personnes présentant des risques plus élevés de carence en vitamine D - ce qui inclut les personnes âgées, les personnes dont la pigmentation de la peau est foncée et les personnes qui s’exposent rarement au soleil - d’en faire autant durant toute l’année.
    Remarque. Plusieurs experts estiment que la position de la Société canadienne du cancer reste trop conservatrice par rapport aux données scientifiques probantes. Ils recommandent plutôt un dosage quotidien de 2 000 UI à 4 000 UI de vitamine D3. En été, la dose pourrait être réduite, à condition de s’exposer au soleil régulièrement (sans crème solaire, mais sans prendre de coup de soleil).
  • Finastéride (en cas de risque élevé de cancer de la prostate). Le finastéride (Propecia®, Proscar®), un médicament d’abord indiqué pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate et la calvitie, peut aussi contribuer à prévenir le cancer de la prostate. Cet inhibiteur de la 5-alpha-réductase, un enzyme, bloque la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone, la forme active de l’hormone à l’intérieur de la prostate.
    Lors d’une vaste étude9, les chercheurs avaient noté une association entre la prise du finastéride et une détection légèrement plus fréquente d’une forme grave du cancer de la prostate. L’hypothèse selon laquelle le finastéride augmenterait le risque de cancer de la prostate grave a été réfutée depuis. On sait maintenant que la détection de cette forme de cancer a été facilitée par le fait que le volume de la prostate avait diminué. Une prostate plus petite aide à la détection des tumeurs.
  • Le dutastéride (Avodart®), un médicament qui appartient à la même classe que le finastéride, aurait un effet préventif similaire à celui du finastéride. C’est ce qu’indiquent les résultats d’une étude publiée en 201012.
    Important. S’assurer que le médecin qui interprète le test sanguin de l’antigène prostatique spécifique (APS ou PSA) est au courant du traitement au finastéride, lequel abaisse le taux d’APS.

 

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