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22 Dec

Le VIH

Publié par Ephrate Ephraim  - Catégories :  #Astuce Santé

Le VIH, ou virus de l'immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise). L'infection au VIH atteint le système immunitaire, c'est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie.
Le VIH, ou virus de l'immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise). L'infection au VIH atteint le système immunitaire, c'est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie.

Le VIH, ou virus de l'immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise). L'infection au VIH atteint le système immunitaire, c'est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie.

Le sida/VIH

 

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire, c’est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie. Si elle n’est pas traitée, de graves maladies peuvent survenir. Des infections normalement anodines, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès. De plus, le risque de cancer est aussi accru.

Ce qui distingue le VIH des autres virus, c’est qu’il atteint au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules T CD4. Ces dernières ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu’un virus se présente. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit. Ce faisant, le VIH mine de l’intérieur le système immunitaire qui a pour rôle de le combattre (voir le schéma).

 

 

Transmission

 

Le VIH se transmet par les liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Ces fluides corporels ne transmettent le VIH que s’ils sont au contact d’une zone qui le laisse entrer dans l’organisme, une muqueuse. La peau saine est imperméable au VIH.

Le plus souvent, le virus est contracté au cours d’activités sexuelles non protégées ou l’était dans le passé par l’échange de seringues chez les utilisateurs de drogues injectables. Le risque de transmission par des baisers avec échange de salive est nul.

 

Dans la plupart des pays industrialisés, les rapports de pénétration anale entre hommes constituent la plus importante voie de transmission du VIH. Cependant, la transmission hétérosexuelle a fortement progressé depuis le début de l’épidémie.

Le VIH ne se transmet pas des manières suivantes :

On ne peut pas le contracter par une poignée de main, par la sueur ou les larmes. Il n’est pas véhiculé par des insectes. On ne le contracte pas sur les sièges de toilette, ni en nageant dans les piscines publiques, en partageant la nourriture ou en utilisant le linge, les serviettes ou le téléphone d’une personne infectée.

 

 

Les symptômes du Sida (VIH)

 

 
 

1re phase ou primo-infection. Les symptômes ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose et sont présents dans un cas sur deux environ. La primo-infection peut donc passer inaperçue. Au moment de leur apparition, la personne venant de contracter le VIH présente un risque particulièrement élevé de transmettre le virus, car le nombre de virus présent dans le corps (charge virale) est particulièrement élevé. Ces symptômes persistent durant 1 semaine à 1 mois, puis disparaissent.

  • Fièvre ;
  • Maux de tête ;
  • Maux de gorge ;
  • Rougeurs sur la peau ;
  • Fatigue ;
  • Douleurs musculaires et articulaires.

 

 

2e phase ou phase asymptomatique. La personne séropositive ne présente pas de symptômes, même si le virus s’attaque en sourdine au système immunitaire (absence de symptômes).

 

 

3e phase, ou phase de SIDA. Les symptômes apparaissent, car le système immunitaire est dépassé par le virus. Certains symptômes deviennent plus fréquents, persistants et parfois chroniques, par exemple :

  • Fièvre ;
  • Sueurs nocturnes ;
  • Perte de poids importante ;
  • Gonflement des ganglions ;
  • Diarrhées persistantes ;
  • Infections de la peau ;
  • Toux sèche persistante ;
  • Essoufflement.

 

 

A cette phase apparaissent des maladies opportunistes. A cause de l’affaiblissement du système immunitaires, diverses maladies peuvent survenir, particulièrement de type maladies infectieuses ou cancers. On parle de maladies opportunistes. Cette phase survient en moyenne 10 ans après la primo-infection.

 

 

La prévention du Sida/VIH

 

 

 

Mesures de dépistage

 

 

Comment dépiste-t-on le VIH ?

 

Le dépistage du VIH ne peut se pratiquer qu’avec le consentement de la personne dépistée. Elle doit donc obligatoirement être au courant.

Le test du VIH consiste à détecter la séropositivité, c’est-à-dire la présence des anticorps anti-VIH dans un échantillon de sang. La méthode de référence utilisée est le test ELISA combiné, réalisé à partir d’une prise de sang. Ce test est fiable dès 6 semaines après une prise de risque pour la transmission du VIH. A cause du risque de faux positifs (résultat positif en l’absence de VIH dans 0,5 % des cas),  en cas de résultat positif ce test doit être complété d’un autre test de dépistage, le Western Blot.

Il existe aussi un test de dépistage rapide ou TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique du VIH), réalisé dans certains centres de dépistages anonymes et gratuits ou dans des lieux associatifs en France et dans les cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux au Canada. Le résultat de ce test est fiable trois mois après une prise de risque pour la transmission du VIH. Le résultat s’obtient en 20 à 30 minutes. Si ce test est positif, il doit être confirmé par un test classique réalisé dans un laboratoire d’analyse ou un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG)
Pour trouver un endroit où se faire dépister en France : http://depistage.aides.org/index.php?option=com_content&view=article&id=49&Itemid=55

En cas de test positif, il est conseillé de contacter Sida Info Service au 0 800 840 800 (Anonyme et gratuit) pour un soutien et des explications par des professionnels formés à l’écoute.

 

 

Qui devrait subir le test?

 

- Les personnes ayant vécu une situation à risque de contracter le virus ;
- Les personnes dont les symptômes peuvent être dus à une infection au VIH (à discuter avec un médecin) ;
- Toutes les femmes avant de mettre en route une grossesse ou dès le début de la grossesse afin de mettre en place un traitement évitant la transmission à l’enfant à naître.
- Les personnes donneuses de tissus, de sperme, de lait, d’organe subissent systématiquement un test de dépistage.
- Les personnes vivant une relation de couple fidèle, et voulant cesser d’utiliser des préservatifs, en s’assurant auparavant qu’elles ne sont pas séropositives.
- Et tout le monde peut faire un test de dépistage, car 30 à 50 % des personnes porteuses du VIH l’ignorent. Or, ce sont des personnes qui sont à l’origine des transmissions. Il ne faut donc pas hésiter à demander un dépistage si vous ne l’avez jamais fait.

 

 

À quel moment passer le test?

 

Le meilleur moment pour passer un test de dépistage du VIH fiable est 3 mois après le moment où l’on estime avoir pris un risque d’exposition au VIH.

 

 

Mesures préventives de base

 

 

Pour les personnes séronégatives, non porteuses du VIH.

 

  • Utiliser des préservatifs (condoms) pour tous les rapports sexuels quelle qu'en soit la modalité (vaginaux, anaux, oraux). Les lubrifiants à base de pétrole peuvent endommager le caoutchouc des préservatifs (condoms) : utiliser seulement des lubrifiants à base d’eau ;
  • Ne pas échanger pas les accessoires sexuels ;
  • Ne pas partager pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel susceptible d’être au contact du sang ;
  • Pour les utilisateurs de drogues injectables, ne pas partager les seringues ni le matériel d’injection.

 

Pour les personnes séropositives

 

 

  • Utiliser des préservatifs (condoms) pour chaque relation sexuelle (orale, vaginale et anale). Ainsi, non seulement le VIH ne se transmettra pas à au ou à la partenaire, mais cela vous évitera aussi une sur exposition au VIH. Contracter de nouveau le VIH peut aggraver l’infection déjà présente et accélérer la progression vers le sida. De plus se protéger contribue à réduire le risque de contracter une infection transmise sexuellement (ITS). Les personnes séropositives  présentent un risque accru de contracter une IST (infections sexuellement transmissibles) et celle-ci peut se révéler plus difficile à traiter. Dans certaines circonstances, en cas de charge virale nulle depuis un moment et suivie de près par les examens, en cas d’absence d’IST (infection sexuellement transmissible) de vous et votre partenaire, et de prise régulière du traitement, le médecin peut autoriser à ne pas utiliser de préservatif.
  • Ne partagez pas d’aiguilles ou de dispositifs associés aux drogues ;
  • Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang ;
  • Couvrez toutes plaies avec un pansement ;
  • Nettoyez toute surface contaminée par votre sang avec de l’eau de Javel (1 partie de Javel pour 9 parties d’eau) ;
  • Ne pas donner de sang, d’organes ou de sperme pour l’insémination artificielle ;
  • Si vous êtes enceinte, vous devez recevoir immédiatement un traitement qui évitera à l’enfant de se voir transmettre le VIH.
  • Si votre partenaire a été exposé au VIH, consultez un médecin le plus rapidement possible, au maximum dans les 72 heures qui suivent. Un traitement préventif peut être donné (une « prophylaxie post-exposition »).

 

 

Remarque. Des chercheurs travaillent à élaborer un vaccin qui empêcherait de contracter le VIH. Cependant, les obstacles sont nombreux et on ne peut s’attendre à ce qu’un tel vaccin soit disponible avant 20203. Il est très difficile de trouver des molécules qui neutralisent complètement le virus à son site d’entrée. De plus, le VIH mute souvent, c’est-à-dire que ses gènes changent et donc que la durée d’action du vaccin peut être très limitée.

Cela dit, certains chercheurs estiment que la recherche pour le vaccin ne doit pas occulter les progrès : sachant qu’avec un traitement efficace entrainant une charge virale indétectable, les personnes séropositives ne sont quasiment plus à risque de transmission… il suffirait de soigner TOUTES les personnes séropositives pour que l’épidémie s’éteigne en une quarantaine d’années. Cela signifie que les pays riches doivent aider les pays les plus touchés afin, tous ensemble, d’éradiquer ce virus. Cela sous entend aussi que le dépistage soit mieux déployé de manière à traiter chaque personne séropositive rapidement et à laisser le moins de personnes possible passer à travers des mailles du dépistage

 

 

 

Autres mesures pour retarder l’apparition du stade sida et prévenir les maladies opportunistes

 

 

  • Pour bien soutenir l’organisme et le système immunitaire, il est recommandé d’avoir de saines habitudes de vie : bien s’alimenter, faire de l’exercice, prendre suffisamment de repos, ne pas fumer, avoir une consommation modérée d’alcool, etc. Le recours à un soutien émotif et spirituel permet aussi de mieux affronter le stress. Puisque l’espérance de vie avec le VIH s’est beaucoup accrue au cours des 30 dernières années, les médecins insistent encore davantage sur l’importance de prendre soin de sa santé. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Renforcer son système immunitaire.
  • Plusieurs vaccinations peuvent être indiquées, selon le cas (contre les pneumocoques, la grippe, le tétanos, la diphtérie, l’hépatite A et B, etc.) Malgré la dépression immunitaire et une efficacité moindre, il est possible de vacciner une personne séropositive avec un vaccin ne contenant pas d’agent infectieux vivant, c’est-à-dire pas de bactérie ou virus.  Les vaccins contenant un virus ou une bactérie vivante à la virulence atténuée sont le plus souvent contre indiqués (ex : varicelle, tuberculose, fièvre jaune, rougeole, oreillons…) C’est au médecin de chacun de déterminer les vaccins utiles et bénéfiques.
  • Dans le but d’éviter les infections et intoxications d'origine alimentaire, les personnes vivant avec le VIH/sida doivent être particulièrement prudentes et éviter certains aliments crus (oeufs, volailles, viandes saignantes et tartares, poissons et fruits de mer) de même que les produits laitiers non pasteurisés.
  • Une grande prudence est également de mise avec les animaux domestiques ou autres, qui peuvent entraîner des infections opportunistes graves. Se laver soigneusement les mains après avoir touché à des animaux.
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