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20 Nov

Médicament et jus de fruit

Publié par Ephrate Ephraim  - Catégories :  #Astuce Santé

Jus de fruits et médicaments: un mélange à éviter?

Jus de fruits et médicaments: un mélange à éviter?

Jus de fruits et médicaments: un mélange à éviter?

 

27 août 2008 – Les jus de pamplemousse, d’orange et de pomme pourraient diminuer l’absorption de certains médicaments, soutiennent des chercheurs canadiens de l’Université Western Ontario.

Les résultats ont été présentés lors du colloque annuel de l’American Chemist Society par David Bailey, qui a découvert, il y a 20 ans, que le jus de pamplemousse accroissait l’absorption dans l’organisme d’un antihypertenseur, la félodipine. Depuis, on a découvert que le pamplemousse de même que l’orange amère interagissaient de la sorte avec une cinquantaine d’autres médicaments.

Dans le cas présent, l’équipe de David Baley a observé que le pamplemousse pouvait, au contraire, contrer l’absorption de certains médicaments, notamment les toposides (agents anticancéreux), l'aténolol, le céliprolol et le talinolol (contre l'hypertension artérielle), les ciclosporines (molécules antirejet de greffe), les ciprofloxacines, levofloxacines et itraconazoles (antibiotiques) et la fexofénadine (antihistaminique).

Lors d’un essai clinique, l’organisme des sujets qui avaient pris de la fexofénadine avec du jus de pamplemousse avait absorbé deux fois moins du médicament que celui des sujets qui avaient pris le médicament avec de l’eau, ont observé les chercheurs.

Cet effet serait dû à la naringin que renferme le pamplemousse et qui inhiberait la pénétration du médicament dans le sang. Le jus d’orange et le jus de pomme contiennent des substances similaires et pourraient donc avoir des effets semblables, soulignent les chercheurs.

« Les données cliniques de l’étude sont claires pour le pamplemousse, mais il faudra mener encore d’autres essais en ce qui a trait au jus d’orange et au jus de pomme », affirme le professeur Jean-Louis Brazier de la Faculté de pharmacologie de l’Université de Montréal.

Malgré les similitudes avec le pamplemousse, il n’a pas été démontré que la pomme et l’orange pouvaient inhiber l’absorption des médicaments de manière significative sur le plan clinique. « Pour un médicament généralement bien absorbé, l’effet des jus pourrait n’être que marginal et n’avoir aucune incidence clinique majeure. Mais dans le cas contraire, cela pourrait se traduire par une diminution critique de l’effet pharmacologique recherché », soutient le pharmacologue.

Il existe une foule d’interactions possibles entre les médicaments et les aliments que nous consommons, souligne Jean-Louis Brazier. « C’est notamment le cas des aliments riches en calcium qui peuvent interagir avec certains antibiotiques. La plupart du temps, le pharmacien pourra vous dire s’il existe une telle interaction avec le médicament qui vous a été prescrit et vous indiquer les aliments à éviter et la bonne manière de prendre votre médicament. »

 

 

Médicaments : les jus de fruit peuvent réduire leur effet

Boire du jus de pamplemousse ou d'orange peut avoir des effets négatifs lorsque l'on suit certains traitements médicaux.

Jus de pamplemousse, jus d'orange et même jus de pomme jusqu'ici parés de toutes les vertus ne font pas bon ménage avec certains antibiotiques, antihypertenseurs, immunosuppresseurs, voire même quelques anticancéreux. En effet, en réduisant leur absorption dans l'intestin, ils diminueraient considérablement leur efficacité, selon des travaux présentés mardi à la dernière conférence de l'American Chemical Society à Philadelphie par l'équipe canadienne du Dr David Bailey qui s'attend à découvrir bien d'autres médicaments concernés par ce problème. Si cette information est confirmée par d'autres études, elle devrait modifier bien des habitudes diététiques privilégiant la consommation de jus pressés ou en bouteilles, au nom du sacro-saint principe des bienfaits vitaminiques.

Au début des années 1990, la même équipe canadienne avait montré exactement le contraire, mais sur d'autres médicaments. Ils avaient constaté, en effet, que le jus de pamplemousse peut accroître l'absorption de certaines molécules comme les statines prescrites pour lutter contre l'excès de cholestérol sanguin, au point de provoquer des effets secondaires majeurs, voire toxiques. Exemple : seule, sans jus de pamplemousse, une statine est faiblement absorbée par l'organisme, à hauteur de 5 %. Avec le jus de pamplemousse en plus, elle l'est 15 fois plus. C'est comme si le patient prenait 15 fois la dose prescrite.

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Je découvre

Cette fois, les chercheurs ont mis en évidence l'inverse, à savoir une diminution d'efficacité d'une longue série de médicaments, dispensés en cas de problèmes médicaux sérieux, s'ils sont associés à ces boissons : des bêtabloquants prescrits en cas d'hypertension artérielle, de la ciclosporine destinée à éviter le rejet des greffes d'organes, des antibiotiques (ciprofloxacine, levofloxacine) et un médicament contre les mycoses, l'itraconazole (alias Sporanox). Un anticancéreux, l'étoposide serait également concerné par ces «liaisons dangereuses».

 

Avertissements sur les notices

«Les jus de pamplemousse et d'orange diminuent nettement l'absorption de ces produits dans le conduit intestinal», explique le Dr Bailey, professeur de pharmacologie clinique à l'université Western Ontario au Canada pour qui «ces résultats devraient inciter à recommander aux patients traités d'éviter de consommer ces jus de fruit. Car il y a un risque de perte d'efficacité de leur traitement.»

Les médicaments absorbés par la bouche doivent traverser l'intestin. À ce niveau, il existe de nombreuses enzymes qui peuvent interférer sur leur métabolisme.

En fait, les chercheurs ont montré qu'un ingrédient actif du pamplemousse (la naringine) et des substances proches contenues dans l'orange et la pomme bloquent un vecteur clé des molécules thérapeutiques permettant de les faire absorber par l'organisme au niveau de l'intestin grêle. Elles sont mal assimilées et perdent de leur efficacité. En cas de prise de statines, le jus de pamplemousse bloque une autre enzyme dite CYP3A4 et produit l'effet inverse, à savoir une augmentation de leur concentration.

Un conseil : lorsque votre médecin vous prescrit l'un de ces traitements, évitez de consommer ces jus de fruit. Un avertissement déjà bien spécifié sur la notice de certains médicaments.

 

 

Des liaisons dangereuses

Aliments et médicaments 

Si les aliments qui interagissent avec les médicaments sont nombreux, seules certaines associations fréquemment répétées peuvent avoir des conséquences indésirables, voire dangereuses. Il convient de les connaître afin de respecter un régime approprié. Voici une liste des combinaisons les plus fréquentes à éviter :

  • Le jus de pamplemousse

Il peut augmenter de façon importante l'absorption du médicament dans l'organisme. Deux classes de médicaments sont particulièrement concernées :

  • certains médicaments utilisés pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang : la simvastatine, et dans une moindre mesure, l'atorvastatine. Un jus de pamplemousse pris en même temps que la simvastatine peut multiplier par 15 l'absorption du médicament et provoquer des atteintes musculaires graves ;
  • les immunosuppresseurs préconisés contre les rejets de greffes ( tacrolimus
  • , ciclosporine...). Une prise concomitante avec un jus de pamplemousse, de façon régulière, peut endommager le rein.

L'Afssaps conseille d'éviter de prendre un jus de pamplemousse dans les deux heures qui précèdent la prise de ces médicaments, et de limiter la consommation à moins d'un quart de litre par jour. En revanche, il faut savoir que jus de pomme et d'orange ne provoquent pas d'interactions connues.

  • Les aliments riches en vitamine K (choux, brocolis, épinards, avocats, persil, laitue, abats)

Ils sont à consommer avec parcimonie avec les médicaments anticoagulants oraux, destinés à fluidifier le sang. Ces aliments sont à l'origine d'une diminution de l'efficacité du traitement et donc d'un risque accru de thromboses (formation de caillot dans les veines). Il est conseillé, en cas de traitement avec des anticoagulants oraux, de ne pas manger plus d'une portion de légume par jour, ainsi que de ne pas modifier soudainement ses habitudes alimentaires, en cessant ou augmentant toute consommation.

  • L'alcool

L'alcool doit être évité avec tous les médicaments qui réduisent la vigilance. C'est le cas des tranquillisants (anxiolytiques de type benzodiazépines), analgésiques ou antitussifs à base de codéine ou de tramadol, neuroleptiques, certains antidépresseurs, et certains médicaments antiallergiques commercialisés depuis longtemps. Pris conjointement avec ces médicaments, l'alcool peut provoquer une somnolence et réduire les réflexes. Ces effets peuvent avoir des conséquences dramatiques, notamment en cas de conduite automobile ou d'utilisation de machines. De plus, la consommation d'alcool avec les anti-inflammatoires (type ibuprofène) ou l'aspirine peut être à l'origine de brûlures d'estomac ou de reflux acides.

  • Les agrumes (citron, pamplemousse, orange, par ordre décroissant d'acidité)

Ils doivent être évités avec les anti-inflammatoires ou l'aspirine, sous peine de majorer voire de déclencher des brûlures d'estomac ou des reflux acides. Il est ainsi conseillé de prendre les anti-inflammatoires au milieu du repas, c'est-à-dire mélangés au bol alimentaire, pour limiter ces effets.

  • La caféine

Il faut éviter de consommer de la caféine lors d'un traitement contenant certains antibiotiques comme l'énoxacine, la ciprofloxacine et la norfloxacine, utilisés notamment pour traiter des infections urinaires (cystites), ainsi qu'avec la théophylline, un anti-asthmatique qui a les mêmes effets que la caféine.
Ces antibiotiques gênent l'élimination de la caféine et peuvent donc conduire à un surdosage en caféine, ou à une addition d'effets indésirables, pour la théophylline. L'excès de caféine se traduit par une excitation, des palpitations, des tremblements, des sueurs voire des hallucinations.
Il est conseillé d'éviter la consommation de café, thé, ou soda contenant de la caféine pendant la durée du traitement antibiotique ou de la réduire notablement si l'asthme est traité par un médicament à base de théophylline.

  • La réglisse

Elle est à l'origine d'une augmentation de la pression artérielle.
Il convient de limiter, ou mieux, d'abandonner la consommation de réglisse (bonbon ou boisson anisée sans alcool) en cas d'hypertension.

  • Le lait

Il diminue l'absorption des tétracyclines (antibiotique) par un mécanisme de compétition de l'absorption entre les ions calcium, contenus en grande quantité dans l'aliment, et l'antibiotique ;

  • Le thon

Le thon peut provoquer des manifestations aiguës de type allergique chez les personnes traitées par isoniazide (antibiotique utilisé dans le traitement de la tuberculose) ;

  • Les aliments cuits sur charbon de bois

Ils favorisent l'élimination des bronchodilateurs ( théophylline et dérivés), ce qui nuit à leur efficacité

  • Les fromages fermentés

Les fromages peuvent provoquer des crises d'hypertension artérielle paroxystique chez les patients recevant des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), un antidépresseur très largement utilisé autrefois ;

Quand on prend des corticoïdes, le sel, comme la réglisse si l'on est traité pour une hypertension artérielle, et le sucre lorsqu'on reçoit de l'insuline, est un produit dont la consommation doit être très surveillée. Mais, ces cas-là sont particuliers : l'aliment agit sur l'organisme et, de ce fait, peut déséquilibrer l'effet de médicament.

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