L’herpès génital
L’herpès génital est une infection transmissible sexuellement (ITS) caractérisée par l’apparition de petites vésicules douloureuses sur les organes sexuels. Ces vésicules sont transparentes et remplies de liquide (voir schéma). Les symptômes se manifestent par poussées. Les vésicules sont visibles durant 5 à 10 jours, puis disparaissent souvent pour plusieurs mois avant de réapparaître.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Symptômes
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- Traitements médicaux
Description des symptômes
Lors de la première infection ou primo-infection, souvent inaperçue, les symptômes sont multiples. Des lésions modérées d’herpès et de petites bulles contenant un liquide transparent se regroupant en « bouquet » apparaissent. Ces cloques provoquent des picotements, des brûlures, des démangeaisons, une irritation, ainsi que des sensations de gêne ou de douleur.
Des lésions génitales douloureuses et importantes apparaissent également sous forme de fourmillements et de picotements des organes génitaux. Elles se présentent en même temps sous forme de vulvo-vaginite (inflammation de la vulve et du vagin), d’ano-rectite (inflammation de l’anus et du rectum) ou encore d’ulcérations.
Les autres signes les plus fréquents sont des douleurs pendant la miction, des maux de tête et de ventre, des courbatures et de la fièvre.
Modes de transmission
Cette infection est en général contractée au début de l’activité sexuelle des jeunes individus. Le contact direct de muqueuse en muqueuse transmet le virus responsable de l’herpès génital. Cette contamination peut se faire lors des rapports sexuels avec un partenaire ayant des lésions actives ou non, mais qui véhicule toujours le virus. Et même s’il n’y a aucune pénétration, le seul contact avec des lésions herpétiques est contaminant.
Le virus peut aussi se transmettre de la mère à son enfant au cours de l’accouchement. Quoi qu’il en soit, une contamination indirecte comme à la piscine ou dans les toilettes par exemple est impossible. Le virus responsable de cette infection est fragile et ne survit pas longtemps en milieu extérieur.
Pendant la récidive, que se passe-t-il ?
Chez la femme
Pour la femme, les poussées d’herpès se manifestent sous forme de picotements, d’un engourdissement, d’une douleur, ou encore d’une sensation de brûlure. Par la suite, une rougeur apparaît au niveau de la vulve et du vagin. De petites cloques porteuses de virus se forment par la suite et vont se rompre pour créer des plaies qui ne cicatriseront qu’au bout de 2 à 3 semaines.
Cependant, les lésions peuvent apparaître dans les zones avoisinant les organes sexuels comme l’anus, les cuisses ou les fesses. Certaines d’entre elles sont profondément situées dans le vagin ou même sur le col de l’utérus. Dans ce cas, le diagnostic ne sera pas facile vu que les signes ne sont pas visibles à l’œil nu.
Chez l’homme
Pour l’homme, les récidives se manifestent par des signes annonciateurs similaires à ceux de la femme. En revanche, les symptômes chez eux (cloques, croûtes, rougeurs) sont la plupart du temps moins douloureux et disparaissent avec plus de facilité que chez la gent féminine. On peut également voir des lésions au niveau de l’anus, des fesses ou des cuisses. Néanmoins, elles se trouvent généralement au niveau du pénis, du prépuce ou de la zone intermédiaire entre les deux. Attention ! Lorsque les boutons se situent sur les testicules, la cicatrisation sera longue et l’infection est assez gênante.
Dans certains cas, cette maladie se caractérise par l’absence de symptômes. Certaines personnes, bien que contaminées par le virus, ne présentent effectivement aucun signe visible. Pourtant, la présence du virus sur leurs muqueuses n’est pas à écarter. Ainsi, elles peuvent transmettre le virus à un partenaire sexuel, un cas qui touche les deux sexes.
Profil type des personnes (sexe, âge, condition médicale) les plus touchées
Toujours en France, la tranche d’âge des personnes les plus touchées est celle des 25 à 35 ans. La transmission dans le sens homme-femme est la plus fréquente. Par ailleurs, les personnes soumises à un affaiblissement des défenses immunitaires, au stress et à la fatigue constituent un terrain favorable au virus. Il en est de même pour ceux qui ont déjà eu d’autres infections ou qui subissent un changement hormonal (pendant les règles par exemple).
Le dépistage du virus de l’herpès génital
Dès les premières apparitions des signes symptomatiques de cette maladie, il faut consulter un médecin. Des examens cliniques seront prescrits en conséquence ainsi que d’éventuelles analyses. En cas de lésions récentes, de simples prélèvements du liquide qui les remplit suffisent pour identifier le virus. Dans certains cas, comme au cours de la grossesse, la présence du virus est confirmée par une prise de sang.
La prévention de l'herpès génital
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Pourquoi prévenir? |
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Mesures de base pour prévenir la transmission de l’herpès génital |
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Mesures de base pour prévenir les récurrences chez une personne infectée |
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Peut-on dépister l’herpès génital? |
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Dans les cliniques, on ne pratique pas de dépistage de l’herpès génital comme c’est le cas pour d’autres infections transmises sexuellement (ITS), comme la syphilis, les hépatites virales et le VIH. Par contre, dans certains cas particuliers, un médecin peut prescrire un test sanguin. Ce test détecte la présence d’anticorps contre le virus de l’herpès dans le sang (le VHS de type 1 ou 2, ou les 2 à la fois). Si le résultat est négatif, il permet d’établir avec une bonne certitude qu’une personne n’est pas infectée. Toutefois, si le résultat est positif, le médecin ne peut affirmer à coup sûr que la personne est véritablement atteinte car ce test génère souvent des résultats faussement positifs. En cas de résultat positif, le médecin pourra aussi se fier sur les symptômes du patient mais s’il n’en a pas ou n’en a jamais eu, l’incertitude s’accroît. Le test peut être utile pour aider au diagnostic de l’herpès, pour les gens qui ont eu des lésions génitales à répétition (si elles ne sont pas apparentes au moment de la visite chez le médecin). De façon exceptionnelle, il peut être utilisé dans d’autres cas. Si vous le désirez, discutez avec votre médecin de la pertinence de subir ce test. Notez qu’il faut normalement attendre 12 semaines après l’apparition des symptômes avant de procéder à la prise de sang. |
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